En dépit d’une abondante littérature et de nombreuses expériences, la conduite de projet reste le point faible des grands comptes. La structure hiérarchique s’y prête peu et la surcharge des opérationnels confrontés à des exigences fortes place les projets au second plan. Pour incarner la Direction de projet, il faut à la fois s’appuyer sur des professionnels de la réalisation mais aussi en rester indépendant pour avoir le recul suffisant et aller au-delà d’une simple optimisation des achats.

Dans son étude récente sur le « chaos » en matière de projet au plan international, le Standish Group a montré que 30% seulement des projets étaient menés à bien.

Notre expérience des audits de projet nous fait aller de découverte en découverte. On se demande parfois s’il existe des méthodes et des outils de conduite  de  projet,  tant  la  réalité  est décalée par rapport aux innombrables publications sur le sujet.

Enfin, certains projets font moins d’éclat mais coûtent très cher, c’est le cas des projets dits de maintenance applicative, TMA ou MCOPour ASK, la question de la réussite des projets passe d’abord par une culture au niveau des acteurs impliqués puis par des méthodes. Les référentiels existent, comme CMMi, les outils pédagogiques aussi, comme CAYENNE® qui permet de comprendre les mécanismes de décision en simulant un déroulement de projet.